Ella Fitzgerald
la grande dame du beboop et du scat mais avant tout bête de scène.
elle va entrer en studio à deux reprises avec Louis Armstrong, et le quartette d'Oscar Peterson. Ces enregistrements de standards vont connaître un gros succès. Ensuite, en 1957 ils enregistrent tous deux le célébrissime "Porgy and Bess", qui est un peu à la lisière du Jazz.
Dans les années 60, période très agitée pour le Jazz, son style n'évoluera pas. Et elle travaille sans cesse, toujours partagée entre albums et tournées. En 1965, pour la première fois, elle s'arrête. Elle accuse une grosse fatigue tant physique que psychologique. Dés lors, sa carrière s'effiloche insensiblement.
L'un des faits marquants chez cette immense artiste, c'est l'activité prolixe dont elle fait preuve, avec une présence quasi-perpétuelle sur le devant de la scène, depuis ses tout débuts. Elle a une discographie énorme, avec des disques des plus variés. Elle a collaboré avec une multitude de géants : Chick Webb, Ray Brown, Louis Armstrong, Oscar Peterson, Count Basie, Duke Elligton, Dizzy Gillespie, Tonny Flanagan, Joe Pass, etc...
Elle est unique, non seulement par sa voix, mais aussi par le fait qu'elle ne fut jamais rattachée à une école ou à un genre. Ainsi, elle a pu tout chanté, du plus futile au plus sophistiqué. Elle a aussi redoré le blason des comédies musicales, très peu appréciées dans le monde du Jazz.
Son seul souci à toujours été de chanter, et à la rigueur, peu importe quoi.
Devenue célèbre en quelques années, elle a pourtant eu une carrière de 50 ans. Son caractère est à l'opposé de ce que l'on avait l'habitude de voir chez les jazzmen. Modeste, et effacée, elle est aussi naïve surtout en ce qui concerne l'argent. N'ayant jamais reçu de jugements véritablement défavorables, elle n'a jamais dérangé personne. Cette personne, toujours pleine de bonheur, a toujours été étonnée de plaire, et sa seule ambition fut celle d'être aimée du plus grand nombre.
"La grande dame du Jazz" fut donc l'un des rares jazzman à être aussi une star planétaire comme le fut Louis Armstrong. Ce véritable mythe est à l'opposé d'une Billie Holiday. Aucun scandale n'a jamais entaché sa vie. Loin des musiciens tourmentés, elle acquis une popularité qui dépasse largement le monde du Jazz. Dans cette musique, c'est en tout cas la seule femme à avoir vendu des millions de disques, et s'être produite devant presque autant de spectateurs.
Certains disent même que c'est tout simplement la plus grande chanteuse américaine tous genres et toutes périodes confondus.